handbikemovie  le film 99 min sur DVD-9 – vient de sortir!
allemand, avec des sous-titres en:
arabe, chinois, tchèque, anglais, finlandais, français, allemand, grec, hébreu, hongrois, islandais, italien, japonais, norvégien, polonais, portugais, russe, slovaque, espagnol, suédois, siamois, turc.
 
18 chapitres
version audio avec mention des villes de tournage


supplements:
tournage du film (30 min) avec des scènes amusantes
sous-titres anglais/allemand
Bruch au sujet de son film (8 min.) des propos de Martin Bruch en tant que usager de la route
photos de la mise en scène seul un petit nombre, mais des photos jolies
photos de l’équipe tous qui ont participé à la réalisation
bio brève
 
«handbikemovie»
Documentaire, Autriche 2003
Mise en scène, caméra, son: Martin Bruch
Montage: Mona Willi

99 min, 35 mm, 1 :1,85, 25 fps, en couleurs, Dolby DIGITAL
www.martinbruch.eu
 
«handbikemovie», le début cinématographique de Martin Bruch, Tyrolien de naissance, est une étude conceptuelle sur le temps, la durée, et le mouvement.
 
Le metteur en scène , atteint d’une sclérose en plaques et ainsi forcé de se déplacer dès l’an 1998 à l’aide d’un soi-disant handbike, une espèce de chaise roulante propulsé par ses propres
mains, a filmé une part du trajet des 55.333 kilomètres déjà parcourus en se servant d’une caméra attachée à son casque.. Il a monté ces prises subjectives – tout en renonçant à ajouter un commentaire parlé – pour en créer un documentaire de voyage très personnel qui nous mène, entre autres, au milieu du trafic des grandes villes comme Vienne, Paris, New York,  Londres et Istanbul. En 56 plans le film fournit une perspective du monde comme il s’impose à quelqu’un qui se déplace à une vitesse de cinq à dix kilomètres à l’heure, en mettant ainsi imaginable la solitude du cycliste – dans le trafic des métropoles aussi qu’ au milieu du pullulement des piétons. Par contre, si l’acteur-directeur descend des routes de montagne à l’allure vertigineuse ou s’il se précipite en véhicule dans les escaliers roulants, nous admirons son sens de l’humour, son courage et son goût pour l’expériment.
 
AU SUJET DU FILM
«handbikemovie» - Un film réalisé par Martin Bruch
99 min, Couleur, 1 :1,66, 35 mm, Dolby DIGITAL, Digibeta, DVD
 
Les câbles de frein du vélo à main de Martin Bruch (un vélo dont le guidon serve en même temps comme « pédale » motrice propulsé manuellement) apparaissent et disparaissent en rythme régulier en bas de l’écran : Un mouvement de rotation répété sans fin qui non seulement semble porter en avant le véhicule mais aussi le film même.
Dès l’an 1992 quand on a diagnostiqué chez lui une sclérose en plaques, Martin Bruch s’est déplacé à l’aide des dispositifs mécaniques. D’abord il s’est servi d’une trottinette, maintenant, puisque cela n’est plus possible, il utilise principalement un vélo à main. À partir de 12/2001 jusqu'à 12/2002 il a filmé ses trajets à travers des grandes villes et des campagnes en se servant d’une caméra attachée à sa tête. Ces images et sons communiquent tout au moins approximativement sa propre perception. De cette façon les spectateurs de son documentaire handbikemovie se trouveront immobilisés au milieu d’un bouchon sur le Times Square à New York, entre tramway et voies pour des voitures particulières sur le Ring à Vienne, Autriche, et à côté d’un autobus à impériale dans le trafic dense de Londres. Partout les moteurs vibrent, on entend le bruit des pneus sur l’asphalte, et de temps à autre c’est de la musique venant d’une décapotable passante qui se fait entendre.
Une autre fois le vélo à main de Martin Bruch se trouve en haut d’un escalier roulant à forte déclivité: Le conducteur tourne la manivelle et le vélo se jette bruyamment vers le bas, évitant la collision avec un mur et réussissant à ne pas louper le virage seulement de justesse.
 
Aucune des voies de circulation dans laquelle Martin Bruch s’embarque en son vélo est destinée à lui, c’est à dire, est prévue pour un véhicule comme le sien. En tant que conducteur d’un vélo à main à trois roues il n’est pas légalement autorisé à se déplacer sur des pistes cyclables, ni sur les autoroutes. En néanmoins prenant des voies de circulation pareilles, il refuse de se conformer à une réglementation d’espace, de nos jours devenue toute naturelle pour tout le monde – « passage piétons », « autoroute » – et avec son non-conformisme il touche à la question du caractère arbitraire d’une telle réglementation. Dans cette mesure chaque tronçon particulier du film témoigne en même temps d’une action subversive.
 
Seulement une fois le handbike de Martin Bruch se trouve sur une voie qui est en fait attribué à lui : Le caméra se remue sur le côté et les collègues/compétiteurs apparaissent sur la piste, immédiatement avant le départ d’une course pour vélos à main à Vienne. Mais, encore une fois Martin Bruch, acteur principal, directeur, cameraman et ingénieur du son subvertit la situation en ne pas prenant le départ en accélèrent à toute allure comme le font les autres compétiteurs, mais, en roulant d’une allure tranquille, saluant des personnes de connaissance qui regardent la course du bord de la piste. En agissant ainsi, il met en doute la signification d’une telle compétition si elle est tout à fait dépourvue de l’humour.
 
D’un point de vue formel le documentaire est structuré de façon claire : 56 plans nets se succèdent, unis seulement par la perspective subjective de la caméra attachée à la tête comme leitmotiv et le mouvement en avant de la manivelle. Une étude conceptuelle sur le mouvement, l’effort et la durée qui n’a pas besoin d’une narration en sens classique.
 
Maya McKechneay


(Traduction de l’allemand: Horst Friessner)
 
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